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Koenig amende la motion Émile en la durcissant, après son constat que

les employés sanctionnés n’ont pas eu droit à un procès équitable

 

Amis auditeurs, bonjour.

Prenant la parole, le 7 mars 1950, sur une motion privée du député Benjamin Samuel Émile, le Dr Seewoosagur Ramgoolam estime qu’aucun département ne se montre autant injuste envers son personnel surtout manuel que le Chemin de Fer de Pierre Cantin et de Régis Closel. Puisque les travailleurs injustement incriminés ont pu réintégrer leur poste antérieur, ils doivent toucher les arriérés salariaux auxquels ils ont droit.

André Nairac rappelle que le Conseil Législatif n’est pas une cour d’appel et ne peut intervenir dans un débat purement administratif.

Guy Forget votera la motion Émile parce qu’il croit que les sanctions infligées sont injustes et exagérées. La réintégration des employés injustement suspendus comporte des circonstances trop bizarres pour être acceptables.

Le secrétaire colonial, Harford, s’efforce de minimiser l’incident. Il parle de mauvaise interprétation de la réinstauration des employés sanctionnés. Ils avaient été réduits d’un seul grade en février 1949. Pendant l’année 1949, la direction n’eut aucun reproche à leur faire. A la fin de décembre 1949, comme des vacances se produisirent, le Chemin de Fer décida de les réinstaurer dans le grade qui était le leur avant la collision du 6 septembre 1948, à Montagne-Longue. Il s’agit donc d’une promotion et non d’une réintégration.

Jules Koenig veut savoir si les employés incriminés savaient de quoi le Chemin de Fer les accuse. Harford tente une parade en alléguant qu’ils ne sont pas pensionnables et qu’ils tombent sous le coup des General Regulations et non des Colonial Regulations. Koenig votera la motion Émile car les principes de justice naturelle n’ont pas été respectés dans ce cas. Il déplore qu’on fasse preuve de grande prudence quand il s’agit d’un haut fonctionnaire mais qu’on se contente d’à-peu-près, d’une enquête policière, sinon interne, quand il s’agit d’un travailleur manuel. Il propose même un amendement à la motion Émile pour spécifier qu’il s’agit de sanctions excessives et arbitraires.

Abdool Latif Osman rappelle que le Chemin de Fer est un service public d’importance vitale pour le pays et nos activités économiques. La discipline la plus stricte doit toujours prévaloir.