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Raymond Rault ridiculise Raman Osman, trouvant en Pierre Cantin,

non pas un juge sévère, mais l’ami compatissant de ses subalternes

 

Amis auditeurs, bonjour

Le 7 mars 1950, le procureur général par intérim, Me Raman Osman, futur juge et gouverneur général de Maurice de janvier 1973 à octobre 1977, explique que les employés du Chemin de Fer, plus particulièrement les travailleurs manuels ne font pas l’objet de comité d’enquête ni de conseil disciplinaire mais sont simplement jugés par leurs chefs de département, quand ils se rendent coupables d’une faute professionnelle.

Étant lui-même avocat, il apprécie la requête de députés, réclamant le droit même aux travailleurs manuels d’être défendus par des avocats quand ils doivent comparaître devant un conseil disciplinaire. Mais ces députés doivent comprendre que ces chefs de département devant juger et sanctionner des subalternes savent être impartiaux et compatissants. Ils arbitrent les litiges industriels, non pas comme des juges sévères, mais comme des amis miséricordieux.

L’on associe la sévérité des sanctions imposées aux onéreuses indemnités à payer en cas de négligence professionnelle. Mais quoi de plus normal et juste que la sévérité des sanctions à imposer s’élève parallèlement aux conséquences financières que le département gouvernemental doit honorer.

Le procureur général, Raman Osman, demande aux députés de tenir compte des antécédents des travailleurs-fonctionnaires négligents. Les cheminots sanctionnés, concernés par la motion privée du député Émile, ont précédemment été impliqué dans le déraillement d’un train. Ils ont admis leurs torts. Le directeur du Chemin de Fer devant les juger de nouveau ne peut oublier les précédents reproches qu’il a dû déjà leur faire. Il conclut que plus les conséquences sont grandes et plus grave est le délit reproché.

Raymond Rault félicite Raman Osman pour sa généreuse plaidoirie en faveur de Pierre Cantin. Il regrette toutefois de ne pas pouvoir la partager. Il ne peut considérer ce dernier comme un ami des travailleurs manuels du département gouvernemental qu’il dirige. Il le voit mieux comme un juge impitoyable, d’une extrême sévérité.

Guy Sauzier déclare n’avoir aucun reproche à faire à Pierre Cantin. Le secrétaire colonial, Harford, rappelle que les employés sanctionnés l’ont été par le gouverneur, aidé par des chefs de département, conformément aux General Orders les régissant.