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Le 7.3.1950, Raymond Rault présente sa motion parlementaire

réclamant un meilleur contrôle des boissons alcoolisées

 

Amis auditeurs, bonjour,

Il est grandement question de production et de consommation de boissons alcoolisées, lors de la séance du Conseil Législatif  du 7 mars 1950. Figure à l’agenda parlementaire, une motion privée du député, Raymond Rault. Il demande que le gouvernement colonial de Maurice relève la Police de la responsabilité de la collecte des revenus, provenant des taxes directes et autres permis d’opérer, concernant la production, la distribution et la vente en gros ou au détail des boissons alcoolisées. Avant 1932, cette responsabilité incombait à un département financier des Revenus Intérieurs. Il s’occupait entre autres des distilleries, du rhum, du vin fabriqué localement, des patentes autorisant la vente au détail des boissons alcoolisées. La Commission financière de 1932 recommanda l’amalgamation de ce département à notre force policière pour des raisons d’économie. Le personnel policier n’augmenta pas pour autant. Il était de 603 salariés en 1931. Il est de plus de 700 en 1950, pour une population d’environ un demi-million d’habitants.

Raymond Rault doit quelques explications au Conseil Législatif. Il sait que le gouvernement a, depuis, formé un comité pour examiner le bien-fondé des recommandations que formule sa motion. Il tient à rappeler les circonstances entourant la création de ce comité. Il venait d’envoyer, au secrétaire du Conseil Législatif, le libellé de sa motion. Le secrétaire colonial, James Dundas Harford, agissant alors comme officier administrant Maurice, le fait appeler. Il pensa alors mais à tort qu’Harford voulait obtenir de lui quelques précisions concernant son initiative, avant que le gouvernement n’en mette en pratique les recommandations. C’est à la suite de ce malentendu qu’il retira précédemment sa motion. Apprenant, peu après, que le comité, nommé depuis, décidait de ne pas retenir ses suggestion, il décide de remettre sa motion sur le tapis.

En gros, Raymond Rault demande que le commissaire de police Desvaux ne fasse pas partie de ce comité, pour dissiper tout soupçon bien compréhensif qu’il puisse répéter à ses subalternes ce que les membres de ce comité pensent de leurs faits et gestes.

Raymond Rault n’a pas l’intention d’évoquer pour l’instant, la question de corruption. Nul n’ignore qu’il y a alors, à ce sujet, de nombreuses plaintes contre notre force policière. La population pense, en 1950, qu’elle possède des pouvoirs trop étendus.